Saiho-ji

Selon la tradition du temple, le site fut tout d'abord la résidence de vacances du prince Shōtoku.

Un prêtre de l'époque de Nara, Gyoki Bosatsu, qui fonda 49 temples dans les provinces centrales, le transforma ensuite en un temple consacré au bouddha Amitabha. Le temple s'appelait déjà à l'origine Saihō-ji mais les caractères utilisés étaient différents des caractères actuels (en japonais, 西方寺, « temple de la direction de l'ouest »).

Quelques siècles plus tard, au début de l'époque de Muromachi, le grand prêtre du temple voisin de Matsuo-jinja, Fujiwara Chikahide, voulut remettre à neuf le temple de Saihō-ji. Dans la seconde année de la période Rekio (1339), il se retira dans le temple pour se consacrer à la prière. Il y eut la révélation qu'il devait confier la direction du temple au distingué prêtre Muso Kokushi du temple Rinsen-ji.

Muso accepta et s'installa au Saihō-ji. C'est lui qui dessina le jardin d'après ses propres goûts. Appréciant l'art du jardin japonais et ayant des talents dans ce domaine, il mit tout son cœur dans ce travail.

Le temple fut incendié pendant la guerre d'Ōnin et inondé deux fois pendant la période Edo. Il tomba en ruine. On pense que la culture des mousses est une tradition datant de la fin de la période Edo.

Jusqu'en 1977, les visites du temple étaient libres. Mais en raison des dégâts occasionnés aux mousses, des mesures ont été prises pour faire baisser le nombre de visiteurs. À partir de cette date, une demande écrite et une offrande au temple furent exigées pour le visiter. Le nombre de touristes diminua. Maintenant, la ponctualité des chants religieux et un petit exercice de calligraphie font partie des obligations de chaque visiteur, l'immergeant dans l'ambiance du temple.