Jardin a la francaise

Jardin à la Française, dessin, aménagement paysager et patrimoine

Vous avez envie de découvrir, de créer un jardin à la française ?

Que ce soit pour un aménagement extérieur à la française, jardin solaire en tant qu’architecte paysagiste du patrimoine peut vous aider soit à faire une reconstitution d’un jardin à la française oublié soit à aménager un espace de verdure dans le style Français chez vous ou dans votre entreprise.

Jardin à la française : ses origines et son plan

L’évolution de l’art des jardins en France a suivi la même marche que les civilisations plus anciennes. Au début, en Égypte, en Grèce, en Italie et en France, tous les jardins furent de forme régulière, c est à dire géométrique.

Avec la civilisation, les carrés potagers de culture, de légumes ou de plantes médicinales devinrent des parquets, puis des parterres, avec compartimentations géométriques au début, puis des broderies des plus raffinées.

Les carrés, plantés d’arbres fruitiers ou vergers, devinrent des quinconces puis des bosquets ; les carrés d’eau qui servait pour l’arrosage, ou comme viviers, devinrent des miroirs, des bassins et des canaux.

L’art des jardins d’architecture va se développer avec les caractéristiques de notre génie national ; tout sera régulier, symétrique, coordonné, clair, logique, calculé en vue d’un effet dominant à obtenir d’un point déterminé.

Les parcs devinrent les compléments indispensables de l’architecture et de la décoration ou la grande envergure d’André Le Nôtre a pu si largement s’étendre. Mais pour arriver à cet apogée, il a fallu qu’une école brillante en préparât le terrain, au début du 17ᵉ siècle : Claude Mollet et Boyceau de la Barauderie.

Qu’est-ce qu’un jardin à la française ?

Le désordre de la nature se doit d’être dompté pour laisser la symétrie, l’ordre et la perspective s’exprimer.

La création du jardin commence à partir de la vision souhaitée de l’appartement principal, celui du Roi ou du seigneur du Château. Une allée centrale marque l’axe principal de perspective.

Le tout est découpé en pièces (chambres, salles, etc.) remplissant chacune une fonction sur un parcours de promenade savamment étudié en amont. Chaque pièce et couloir sont ponctués de statues et de topiaires. Les pièces d’eau sont les plus prestigieuses et les plus spectaculaires. Plus l’on s’éloigne du Château et plus la nature est autorisée à reprendre ses droits sous la forme de bois et de prairies…

La broderie, entrelacs et les motifs français

La parenté des motifs de parterres de jardins avec ceux des arts appliqués et de l’architecture était monnaie courante dès le 16ème siècle. 

Wimmer décrit une première phase autour de 1600 (premiers parterres d’olivier de Serres et de Claude Mollet), qui voit fleurir les parterres d’entrelacs formés de compartiments entrecroisés que côtoient des rinceaux.

Les motifs végétaux de la broderie se développèrent à partir des rinceaux utilisés couramment dans l’artisanat du début du 17ème siècle, des mauresques issues de l’art islamique, et des grotesques empruntées aux monuments antiques des jardins romains.

Dans la même période, l’Hortus palatinus de Salomon de Caus décrit le jardin réalisé entre 1613 et 1618 à la cour du prince-électeur de Palatinat à Heidelberg, et présente un large éventail de motifs allant des parterres d’entrelacs à la broderie florale et figurée.

Il s’agit des premiers parterres de broderie du Saint Empire : des surfaces recouvertes de particules minérales (sable, charbon, tuiles) desquelles se détachaient des motifs créés au moyen de végétaux (du buis en particulier).

La broderie s’imposa alors comme motif ornemental le plus prestigieux pour la réalisation de parterres dans les jardins des résidences princières, aussi bien en Allemagne qu’en France.

Gloriette, Fabrique et kiosque dans le jardin français

Une fabrique de jardin sert à ponctuer le parcours du promeneur ou à marquer un point de vue pittoresque. C’est un bâtiment architectural bien précis et le plus souvent inspiré de l’antiquité. Ce genre d’architecture est ajourd’hui utilisée en tant que décoration de jardin.

La gloriette vient du mot « gloire ». C’un petit temple de style antique situé dans le parc d’un château. C’est un lieu magique qui révèle le paysage, la symétrie et est propice à la poésie.

Le Kiosque quant à lui est un mot d’origine perse. Le mot köşk signifie « ombre ». C’est donc une fabrique de jardin rapportée du moyen orient et utilisée dans les parcs du 18 et 19ème siècle.

Versailles et ses jardins à la française dessinés par André le nôtre

Louis XIV décide d’installer sa Cour et le pouvoir central à Versailles, en 1682. Dès lors, le château rassembla des milliers de personnes, dont la famille royale et ses officiers, les courtisans, domestiques, ministres, serviteurs, ouvriers et marchands. Toutes ces personnalités permettaient la bonne marche de la « mécanique » de l’État à l’époque.

Né en 1613, à Paris, aux Tuileries, dans une famille de jardiniers du roi, André Le Nôtre, qui fut d’abord au service de Louis XIII avant de devenir indispensable à Louis XIV, a repris la charge de son père avec génie.

Dessinateur, architecte paysagiste visionnaire et savant éclairé, son nom est indissociable des jardins à la française. Multipliant les réalisations d’envergure, de Vaux-le-Vicomte à Sceaux, en passant par Saint-Cloud et Chantilly, sans parler de ses chantiers en Italie et en Allemagne, il laisse une œuvre considérable, imprimant durablement sa marque jusqu’à aujourd’hui.

A l’époque, le domaine atteint la superficie de 10 000 ha, soit dix fois plus qu’aujourd’hui.

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