Jardin botanique

Le jardin botanique est inventé à la Renaissance, période de grande curiosité encyclopédique, prenant le pas sur le jardin de simples du Moyen Âge (jardin médiéval). Ce dernier est orienté essentiellement vers l’alimentation et l’utilisation médicinale des plantes, mais se caractérise par l’apparition d’une classification et d’une nomenclature plus scientifique.

Le premier jardin botanique est créé sous le nom d’Orto botanico à Pise en 1543.

De nombreux humanistes, attirés par l’étude de la nature, commencèrent à observer et à s’interroger sur la croissance des plantes, leurs variétés et leurs origines géographiques.

De nombreux amateurs firent progresser le domaine des connaissances en botanique, notamment le sénateur vénitien Pier Antonio Michiel dont l’herbier est l’un des trésors de la bibliothèque Marciana.

Pourquoi créer un jardin botanique ?

  1. Recherche fondamentale sur les plantes
  2. Enseignement et éducation du public
  3. Conservation du patrimoine végétal

Kew gardens : le jardin botanique par excellence !

Près de Londres, ces jardins botaniques royaux sont un merveilleux conservatoire de la planète et attire de nombreux visiteurs.

Kew possède une belle collection de palmiers. Le plus vieux spécimen, l’encephalartos d’Afrique du Sud, vit en pot depuis 1775 !

Les 121 hectares qui composent Kew Gardens entraînent les visiteurs dans un véritable tour du monde végétal. C’est la princesse Augusta qui inaugura ces jardins en 1759, au sud de Londres, et souhaitait réunir toutes les plantes connues sur Terre. Au programme : plus de trois cent mille espèces à fleurs, dont cinq mille orchidées.

De toutes tailles, formes, couleurs, les orchidées sont le joyau du conservatoire de la princesse de Galles, inauguré par Ladi di en 1987.

Une serre high-tech de 4500m2 avec 10 biotopes bien distincts y sont reconstitués : du désert à la forêt tropicale humide. Son architecture permet de capter au mieux l’énergie solaire. L’eau de pluie est stockée dans des réservoirs souterrains de 200 000 litres. Des lézards épineux assurent l’équilibre du biotope en se nourissant des insectes nuisibles.

Bien évidemment, toutes les espèces dans cette serre high-tech sont répertoriées en latin !

Une immense serre « The Palm House », a été construite en 1844 dans le style victorien.

la pervenche de madagascar sert à traiter le diabète mais son plus grand mérite est de combattre la leucémie.

Spécialisation des jardins botaniques

Un jardin botanique peut être spécialisé sur un domaine précis, il peut aussi faire office de jardin thérapeutique. Voici ce que l’on retrouve dans la plupart des cas :

  1. L’arboretum présente des collections d’arbres et est le lieu où l’on étudie la dendrologie.
  2. L’alpinum présente les plantes des Alpes et plus généralement des espèces de hautes montagnes.
  3. Le fruticetum (du latin frutex, -icis, l’arbrisseau) propose des collections d’arbustes et d’arbrisseaux de petite taille.
  4. Le cactarium est un jardin spécialisé présentant les collections de cactus et plus largement les plantes qui poussent dans les déserts.
  5. Le palmarium présente une végétation de palmeraie constituée de palmiers.
  6. La bambouseraie propose des collections de bambous.
  7. La roseraie présente des collections de rosiers de variétés récentes ou anciennes.
  8. Le verger conservatoire présente des espèces fruitières ligneuses récentes ou anciennes.
  9. Le jardin ethnobotanique présente des plantes qui ont, ou qui ont eu, une relation très étroite avec la vie de l’homme. C’est une orientation, une spécialisation des jardins botaniques classiques. On y trouve des plantes médicinales, comestibles, tinctoriales, textiles, mellifères…
  10. L’hortulus, jardin potager du Moyen Âge, où sont présentées des collections de plantes potagères comestibles.
  11. L’herbularius, jardin de simples, où l’on cultivait autrefois des plantes médicinales pour réaliser drogues et médicaments.
  12. Le jardin de graminées présente des espèces herbacées.
  13. Le jardin écologique présente des espèces végétales et étudie les relations entre elles et avec leurs milieux.
  14. Les serres chaudes (serres à atmosphère humide pour les plantes tropicales, serres à atmosphère sèche pour les plantes grasses) sont des équipements qui corrigent les facteurs climatiques locaux pour récréer un autre climat.
  15. L’orangerie est un lieu où les plantes méditerranéennes (généralement de gros sujets utilisés pour créer un jardin méditerranéen ou un jardin italien) passent l’hiver dans des contrées trop froides à l’intérieur de salles relativement hautes à l’abri des gelées dans de grands bacs.

Orto botanico à pise : le premier jardin botanique

Le Jardin Botanique de l’Université de Pise est né en 1543 grâce à l’intuition du célèbre médecin et botaniste d’Imola Luca Ghini (1490-1556), qui avait été appelé à occuper la chaire de botanique dans la ville toscane l’année précédente, et grâce au financement accordé par le Grand-Duc de Toscane, Cosme Ier de Médicis.

Orto Botanico de Pise

C’est donc le plus ancien jardin botanique universitaire au monde, même si l’emplacement choisi par Ghini était différent de l’actuel. Le premier jardin était en effet situé à l’arsenal des Médicis, sur la rive droite de l’Arno, d’où le nom primitif « Giardino dell’Arzinale ».

Avec le Jardin botanique, Ghini a introduit une grande nouveauté qui consistait en l’utilisation didactique des plantes fraîches, montrées et discutées non seulement pour leurs propriétés thérapeutiques, mais aussi pour leurs aspects taxonomiques.

La nécessité de toujours disposer d’échantillons de plantes pour une utilisation didactique a conduit Luca Ghini à l’habitude de sécher les plantes pour créer un herbier, dont les feuilles pouvaient être facilement échangées entre les savants.

Pour éviter la perte de certaines caractéristiques d’intérêt diagnostique, comme la couleur, des tableaux ont également été utilisés qui illustraient les détails les plus significatifs des plantes avec une extrême rigueur, dans le sillage de ce qui était proposé par les grands botanistes d’Europe centrale.

Par la suite, la nécessité de renforcer les défenses militaires de la ville conduisit le Grand-Duc à agrandir l’arsenal, l’étendant également à une partie du terrain appartenant au Jardin botanique. Celui-ci fut donc transféré en 1563 à un deuxième emplacement, dans la zone nord-est de la ville, sous la direction du botaniste Andrea Cesalpino (1519-1603), qui avait succédé à Luca Ghini en direction du Jardin.

Même cet emplacement n’était pas satisfaisant, à la fois pour le peu d’ensoleillement que les plantes y recevaient, et pour la distance de Sapienza, le centre de la vie universitaire de cette période. Ainsi, en 1591, le Jardin botanique a été déplacé vers un troisième emplacement, correspondant à son emplacement actuel, sur la célèbre Piazza dei Miracoli, entre via S. Maria et via Roma.

Le jardin botanique de pise a la fin du 16ème siècle

A partir de la fin du XVIe siècle, la Fonderie, laboratoire de chimie où l’on préparait des médicaments à partir des « simples » cultivés au Potager. L’importance de la Fonderie devient telle qu’elle constitue un point de référence pour les hôpitaux de ville et pour les plus démunis dans une époque difficile, marquée par des épidémies dévastatrices.

Au Jardin, il y avait aussi un atelier d’art où des artistes, dont des artistes notables tels que Jacopo Ligozzi, Giuseppe Paladini et Daniel Froeschl, travaillaient pour représenter les animaux, les plantes et d’autres objets du monde naturel étudiés par les scientifiques de l’époque.

Cette union étroite entre les activités scientifiques et les disciplines artistiques et humanistes a caractérisé le Jardin botanique de Pise comme un centre de promotion culturelle de haut niveau, également reconnu à l’étranger et partout dans le monde.

L’exploitation de la Fonderie se poursuivit jusqu’au milieu du XVIIIe siècle lorsque la distribution des substances médicinales fut confiée à la Pharmacie hospitalière : cet événement marqua la séparation nette entre le Jardin botanique et les sciences médico-pharmaceutiques.

La disposition des plantes à l’intérieur du Jardin, comme le montre une carte publiée par Michelangelo Tilli en 1723, a été guidée par des critères principalement d’ordre esthétique, inspirés des canons stylistiques communs à de nombreux jardins de l’époque avec allusion aux quatre éléments : le carré pour les terrestres, le cercle pour les célestes, le triangle pour le feu et les bacs pour la référence directe à l’eau.

Les espèces étaient en fait placées dans huit grands parterres de fleurs carrés, à leur tour divisés en plus petites portions de forme géométrique définie, disposées symétriquement autour de huit fontaines à bacs.

Avec le XIXe siècle, le Jardin botanique a subi des changements substantiels, également en relation avec les besoins changeants de la botanique qui, maintenant évoluée en tant que science autonome, s’est spécialisée dans diverses branches, y compris la systématique-évolutive.

Sur la base des théories proposées par Darwin, Linnaeus, Tournefort, etc., les plantes ont été classées et présentées selon de nouveaux critères purement scientifiques mettant en évidence des affinités biologiques plutôt que des propriétés médicinales.

Jardin botanique de kusatsu

Au Japon, les visiteurs peuvent admirer lotus, nénuphars, iris du japon et beaucoup d’autres variétés de plantes aquatiques. En Août en septembre, des activités sont proposées pour les enfants, afin que ceux-ci puissent grimper sur les plus gros nénuphars.

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